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J-10 avant la mise en service de la LGV SEA !

J-10 avant la mise en service de la LGV SEA !

Le génie écologique est aujourd’hui considéré comme un métier émergent. Son rôle : protéger la ressource en eau, préserver les écoulements naturels ainsi que les milieux aquatiques, la faune et la flore.

Si la LGV a eu une incidence sur 93 cours d’eau tout au long du tracé, Cognac TP, filiale d’Eurovia spécialisée en génie écologique, a eu à en gérer 40, comme lors de la phase terrassement, de 2012 à 2014, entre Marthon (16) et Cavignac (33), un lot très long, très vallonné, comprenant beaucoup de petits ruisseaux de 1 à 2 m de large. Les travaux de dérivation à réaliser ont mesuré de 10 à 150 m. Dériver les cours d’eau – c’est-à-dire assurer leur continuité –, c’est l’une des missions du génie écologique qui comprend également la réalisation d’ouvrages hydrauliques – tuyaux ou cadres rectangulaires – passant sous les infrastructures permettant de raccorder les ruisseaux existants en amont et en aval des ouvrages et d’assurer le déplacement de la faune aquatique et semi-aquatique. Le rôle d’une agence spécialisée en génie écologique sur un lot de ce type : prendre en compte et analyser les plans d’exécution puis définir et optimiser les modes opératoires, tout en garantissant le respect de l’intégration des règles et des consignes de prévention, pour assurer un bon écoulement des eaux et le maintien des conditions hydrauliques initiales recensées.

Dans ce domaine aussi, les progrès réalisés sont importants. Aujourd’hui, ce ne sont plus uniquement du béton et des cailloux qui sont utilisés mais également des techniques végétales tout aussi efficaces et qui évitent le transport de matériaux. Illustration avec les fascines : ces fagots de branchages sont posés sur des sols qui ne peuvent pas contenir l’érosion due à la vitesse d’écoulement ; grâce aux racines générées par ces nouvelles branches, le terrain est stabilisé.

Si l’écoulement des eaux et la faune aquatique font l’objet de toutes les attentions, les petits mammifères (visons, musaraignes…) ne sont pas oubliés pour autant. Ainsi, les ouvrages hydrauliques mesurant de 40 à 100 m ont été aménagés pour que les mammifères n’aient pas peur de les traverser : des puits de jour ont été parfois installés, ainsi que des banquettes – des rebords en béton disposés en gradins le long de cadres rectangulaires –, pour qu’ils franchissent à sec ; des pièges à empreintes ont également été placés afin de recenser les espèces fréquentant ces installations. 

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